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COMPAGNIE DEMESTEN TITIP

Tentatives de trous pour voir le ciel à travers





D'après

"The Yellow wallpaper" de Charlotte Perkins-Gilman
et 
"Dangling Man" de Saul Bellow

Mise en scène

Christelle Harbonn

Dramaturgie

Laurence Gervais

Avec

Olivier Boréel, Solenne Keravis et Sébastien Rouiller

Création sonore

Sébastien Rouiller

Création lumières

Olivier Schwal

Scénographie 

Muriel Valat

Partenaires

3bisF | Aix en Provence
Collectif 12 | Mantes la Jolie
La Loge | Paris
Les Argonautes | Marseille
Théâtre Roger Barat | Herblay


Avec le soutien de la DRAC et de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, de la Ville de Marseille, du Conseil Général 13, de la SPEDIDAM et d'ARCADI - Région Ile de France. 


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Photos: Alexandra Licha

Le spectacle

Les deux romans américains The Yellow Wallpaper de Charlotte Perkins-Gilman et Dangling Man de Saul Bellow sont deux journaux intimes écrits respectivement par une femme au XIXe et par un homme au XXe siècle. Ils sont des échappatoires à une vie qui cloue leurs protagonistes à des lois (psychanalytiques ou sociales) qui les démunissent. Ce sont leurs forces de résistance. 

Ces textes forment ici un diptyque que nous appelons des Tentatives de trous pour voir le ciel à travers.

Le premier texte, Le papier peint jaune, met en scène une femme qui décrit les motifs du papier peint de sa chambre, où elle lit des formes de vies et de dépendances. Elle souffre vraisemblablement d’un post-partum, largement aggravé par les traitements qui lui sont infligés par son époux psychiatre. Ce texte est une autobiographie violente de Charlotte Perkins-Gilman, où l’écriture (secrète car interdite) devient une forme d’indépendance et d’autonomie, l’issue à une vie cloisonnée par les questions de genre et de domination masculine. Tous les thèmes que le personnage aborde (maternité, enfermement, contrat marital …), se retrouvent noués dans le motif du papier peint devenu le seul paysage de la femme séquestrée dans sa chambre.  

Le second, Un Homme en Suspens, est également un journal intime, cette fois écrit par un homme.

Canadien émigré aux États Unis, le protagoniste est appelé à la guerre en Europe (1944). Il démissionne de son travail, mais, du fait d’une administration kafkaïenne, il ne fait qu’attendre le jour effectif de son départ. Écrivant, il tente de s’éloigner d’un présent qui le pétrifie en s’attachant à décrire comment il est passé du statut « d’homme actif » à celui « d’homme en suspens ».

Cet homme « perdu », décrit par Saul Bellow, fait partie des premiers héros sans illusions du milieu du siècle. Il erre dans une vie qui perd de son sens et cherche, à travers l’écriture, la possibilité d’une réconciliation avec l’incongruité de l’existence.


Images Benoit Carré | Captation à la Loge | Paris 2012